Back to Wilderness

Joakim, artiste éclairé, injustement peu vendu en France, bien plus pétaradant que Air ou Arnaud Fleurent-Didier et boss du label plus que respectable Tigersushi, a pondu ce petit son, me mettant en joie, en ce dimanche dominé par la grisaille.

Et sinon, cette semaine fut marquée par la sortie du nouvel album de Massive Attack, Heligoland. Ma bande-son des années 90, découvert à rebours, Mezzanine, Protection puis Blue Line, considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs albums de la décennie, bien plus novateur que l’electro toc de Uffie. Avec Massive Attack, j’ai bifurqué vers Portishead, Tricky… Un son donc un peu décrié aujourd’hui (le Trip-Hop), mais qui fut l’écho de mon mal(aise)-être adolescent. Une fierté Nerd avant l’heure, un son gris et froid, etc. Bref, je ne fais pas ici tout l’historique de mon éducation musicale. Mais si j’en ai le temps, l’envie, j’écrirais mes impressions et mon ressenti sur Heligoland. Sachez tout de même que les “Bristoliens” sont bien plus en forme aujourd’hui, qu’il y a 7 ans. Et que si vous ne trouvez pas l’album sur Spotify, il est disponible ailleurs.

Massive Attack-Splitting the Atom-directed by Edouard Salier from edouard salier on Vimeo.

Critique #2 : Borderlands

A la fois FPS et RPG, le jeu bâtard de Gearbox Software vous envoie directement sur Pandora, à la recherche de l’Arche, un mystérieux “truc” extraterrestre.

De l’arrivée à Fyrestone, un village désertique jusqu’à la découverte de la fameuse Arche, votre quotidien en tant que joueur sera simple : shoot et loot. Vous récupérez des boucliers plus ou moins puissants (l’effet Halo), montez de niveau, changez de classe, et amassez tout un tas de grenades et d’armes (Shotguns, Rocket-launchers, Revolvers, SMGs, etc…)

4 personnages, 4 classes : la brute (Burly), adepte du corps à corps, le soldat (Soldier), le plus complet, le chasseur (Hunter), si comme moi, votre hobby est de sniper à tout va et enfin, Siren aka parce qu’il faut bien un fille. Skills customizables, une centaine de missions (comptez une bonne trentaine d’heures de jeux) mais aussi un léger manque de variété.

Yes.

L’ambiance du jeu : Personnellement, un jeu se déroulant dans un univers post-apocalyptique “Mad Maxien” suffit à mon bonheur. Ajoutez un Concept Art convaincant, des paysages désertiques, des ennemis complètement timbrés au look improbable, des combats épiques contre des boss géants (surtout vers les derniers heures de jeu), et je suis aux anges.

Les armes : On peut dire que l’on a l’embarras du choix. Gros point fort du jeu : malgré les tonnes d’armes proposés, aucune ne se ressemble, toutes sont uniques, combinées avec des “elementals attacks” (feu, acide, électrique). Chaque classe d’armes propose quantité de variations pour la plupart assez pratiques. Certes, au final, vous aurez vos quatre-cinq joujoux préférés, mais c’est toujours sympatique de se dire que l’on a le choix.

Addictif : Même si les missions ne sont pas toujours intéressantes, vous vous surprenez à revenir sans cesse sur ce jeu. Avec 5 ou 6 missions en attente, la non-linéarité du jeu, avec toujours plus de cash à amassez, des armes à tester et de nouvelles zones de cartes à découvrir.

Le Second Souffle (Second Wind) : Lors que votre barre de vie est à zéro, vous devez tuer un ennemi avant de complètement sombrer. Si vous réussissez, votre barre de bouclier se régénère, et vous êtes de nouveau sur pied. Ce système plutôt jouissif est surtout une bonne idée articulée autour un gameplay tout de même assez classique.

No.

Boring ? Et oui parfois, dans Borderlands, on s’emmerde. Les paysages sont plus que monotones, les missions sont, par moment, sans intérêt (collecter 50 poissons, 24 bouteilles d’alcools, etc..), même si elles correspondent à l’esprit du jeu. On passe parfois plusieurs minutes à s’orienter, pour dénicher l’objectif (et ce, même lorsqu’on le peut se téléporter), la Map n’indiquant pas le secteur dans lequel vous devez aller pour finir la mission. Résultat, vous passez votre temps à parcourir en long et en large la carte. Surtout que la faune environnante ne brille pas par sa variété.

AI : Gros point noir : l’AI des ennemis, mais surtout des Boss. Parcours scripté, aucune couverture, … Il m’est même arrivé de cartonner un boss, juste en restant devant lui, ne bougeant plus. Bug ? Facilité ? Le dernier Boss est d’ailleurs juste une blague. 2 essais, et hop, fin du jeu.

Le gros manque de profondeur : Et là, je parle du scénario. Franchement, même si le gameplay est réjouissant, l’absence d’histoire, de personnages un minimum caractérisés est l’autre point noir du jeu. Même si certains PNG sont cools, (Scooter, par exemple), on sent bien que le jeu manque cruellement de profondeur, autre que celle de son univers et son design. Vraiment dommage.

Bref, disposant de très bonnes idées et de bonnes références (Mad Max, Starship Troopers, Fallout, etc…), d’un gameplay addictif, et d’un design rafraichissant, Borderlands reste un jeu majeur de 2009. Et faire du levelling, dans son environnement travaillé reste un des plaisirs majeurs ici.

Cependant, le jeu n’est pas exempt de défauts. Le côté je passe mon temps à aller d’un point A à un point B (et parfois en se perdant), et l’histoire relayée au second plan sont les deux points négatifs. Mais Borderlands reste suffisamment fun pour être recommandé.

Final Fantasy (Owen Pallett): January 18, 2010 Bowery Ballroom

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Un groupe loué par les gens de bons goûts. Et pour une fois, je me sens en totale adéquation avec cette frange.

“If you closed your eyes for a moment you could imagine a symphony of performers before you at any point of the show, while after each song Pallett softly thanked the crowd. The sheer simplicity mixed with the complex nature of recreating his arrangements stunned the Bowery crowd. Pallet’s vocals stood out in the live setting. Combining these elements, Pallet put on a 60-minute set with songs pleasing to new and old fans alike. His performance of “This is a The Dream of Emma & Cam” from 2006’s Young Canadian Mothers 7″ and the aforementioned “Lewis Takes Action” from his latest record were standouts.”

Final Fantasy @ Bowery Ballroom : The Audio

Years Of Refusal

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Il y a quelques semaines, je me suis fait virer, disons-le, comme une merde. Privilège de la non-règlementation (ou plutôt de la réglementation non-appliquée du secteur professionnel dans lequel j’évolue), du jour au lendemain, je me suis retrouvé à pointer au chômage, complètement honteux, sous le choc, un poil vénère et surtout désespéré. Et si j’en parle aujourd’hui, c’est que je vais un peu mieux. Un peu. Mais ma situation reste toujours difficile, moralement. Re-bosser en intérim, alors qu’il y a cinq ans, lorsque je repris mes études, je m’étais juré de ne plus refaire ce genre de taf, c’est dur. Mais voilà, j’ai un loyer à payer, le remboursement de mon prêt étudiant à gérer (privilège d’être né pauvre, et d’avoir un peu d’ambition). Bref, quotidiennement, 6 jours sur 7, je suis collé au téléphone, tentant sans réjouissance de questionner toutes sortes de personnes sur leur rapport à leur banque, et à accepter des conditions de travail que je trouve dégradantes. Et ce, pour manger (au moins, la boîte paye en temps et heures…)

Si j’en parle aujourd’hui, c’est que je vais un peu mieux. Un peu. Alors oui, je suis énervé à en crever, en colère sur tout et n’importe quoi (mais surtout envers moi), ma vie sociale est inexistante (ou presque)(j’ai un peu de mal à voir des gens, lorsque je suis angoissé) et je déprime sec. Mais bon, peu à peu, je reprends un peu d’espoir par là, d’ambition par ici. Je me dis qu’il va sans doute falloir repasser par un stage et/ou une formation pour remettre un pied dans le secteur, bloquer la porte avant qu’elle ne referme définitivement, s’imposer pour se vendre, encore. Ainsi soit-il. J’ai des projets, peut être même des pistons, ou des personnes prêtes à m’aider et m’encourager. Mais avant ça, je vais devoir apprendre à accepter ma situation. Car mon problème, et pour en avoir discuter avec celle qui partage ma vie (et mes angoisses)(même à distance), c’est que je dois apprendre la patience. Je ne cesse de courir après la temps, les deux années post-bac où j’ai fait de la merde, mon retard culturel, perception ultime (et moteur) de toutes personnes venant d’un milieu social moins privilégié (car tout le monde n’a pas la chance d’avoir un parent médecin), que je ne rattraperai jamais, ou bien que j’ai déjà rattrapé depuis des années… Bref apprendre à ne plus trop tirer sur la corde, et s’attacher un peu plus au présent.

Spirit

LOST : it’s time

Lost, la saison 6 démarre la semaine prochaine. Et ici, une petite récap’ des précédentes saisons, histoire de se mettre à jour.

New Spike Jonze Short

I’m Here, c’est le moyen-métrage d’une demi-heure de Spike Jonze présenté à Sundance, une love story entre robots, dont la vie est enrichie par la créativité. Le film prend place dans un L.A. contemporain, où les robots vivent parmi la population. Un homme robot, solitaire et d’une vie méthodique, dépourvue de joie, de créativité de passion, tombe alors amoureux d’une femme robot, libre et bohème.

Présenté au festival du film de Sundance il y a quelques jours, le film met à l’affiche le très bon Andrew Garfield (The Imaginarium of Doctor Parnassus) et Sienna Guillory.

Mardi Gras 1956

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Il y a quelques années, l’artiste Mar Doré est tombée sur un carton d’objets appartenant à sa famille, dans la maison familiale au plein cœur du Texas, et dans lequel se trouvaient des  photographies de son père, John Mizenko, prises lors du carnaval  de 1956, à la Nouvelle-Orléans. Et bien sûr, au delà de l’histoire de sa famille, c’est aussi celle de cette ville mythique des USA.

Vous pouvez acheter les photographies, ou jeter un œil à la galerie en ligne (Galleria Mar Dore). Et avoir plus d’infos sur le photographe ici.

Top 2009

Évidemment, j’avais complètement oublié. Mais ce Top cinoche 2009 peut encore être publié. Donc voici MA sélection pas du tout représentative des sorties cinéma de cette année plutôt riche, il faut bien l’avouer. Et je n’ai pas encore vu certains films qui, semble-t-il, auraient pu se faire une place de choix dans ce classement (en vrac : Coraline, Le Prophète, Ponyo sur la falaise, Tokyo Sonata)(d’autres pour lesquels ledit choix fut difficile : Bronson, L’imaginaire de Docteur Parnassus, The Box…) Croyez bien que je me flagelle à longueur de journée pour ce manque de professionnalisme.

Bref. Je liste donc mes films préférés de 2009 :

1 - Inglourious Basterds de Quentin Tarantino

2 - Avatar de James Cameron

3 - Gran Torino de Clint Eastwood

4 - Max et les Maximonstres de Spike Jonze

5 - Morse de Tomas Alfredson

6 - District 9 de Neil Blomkamp

7 - Là-Haut de Peter Docter

8 - Démineurs de Kathryn Bigelow

9 - Les Trois Royaumes (Version Longue) de John Woo

10 - Halloween 2 de Rob Zombie

Awesome montage & fat photo (Golden Globes)

Ce weekend, c’était les Golden Globes, une cérémonie ennuyeuse et en grandes pompes où les acteurs et actrices aiment à remercier leurs agents pour tout ce qu’ils ont pu faire pour eux l’année précédente. Mais c’est aussi une cérémonie annonciatrice des prochains oscarisés en février prochain. Bref.

Ce que je retiens donc, c’est d’abord le Cecil B. DeMille Award récompensant la carrière de Martin Scorcese. Voici un montage de ses films les plus emblématique. (Conseil : passez la présentation de De Niro et Caprio, pour aller directement à 3.00 min). Du bon boulot.

Autre moment fort, l’arrivée de Christina Hendricks, l’actrice “gorgeous” de Mad Men. Ces affreux du New York Times l’ont d’ailleurs point mise en valeur, lors de la publication de l’un de leurs photos, illustrant leur point de vue (peu recommandable : l’actrice serait tout simplement grosse, dans une robe complètement ratée). Photo effacée dès le lendemain. Plus d’infos sur Gothamist et Jezebel concernant cette bourde du NYT.