Street Art
via [seanbonner.]
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The Spaghetti Western Inventory by Max Dalton
Diskursdisko est un site allemand très branché pop, art, style et il est aussi mon site du moment. Bien qu’il soit écrit en allemand, les œuvres présentées sont suffisamment évocatrices et visuelles pour y laisser échapper son après-midi (ce qui tombe bien en ces temps de chômageLOL) au gré des clics. C’est d’ailleurs sur ce site que j’ai pé-cho l’image ci-dessus.
The Spaghetti Western Inventory par Max Dalton est un lexique visuel, qui renvoie, outre aux films de Sergio Leone, à Red Dead Redemption, Deadwood ou encore au Dead Man de Jim Jarmusch. Le western Spaghetti, ce sous-genre exploité partout aujourd’hui (pensez à Tarantino, Red Dead Redemption donc ou encore Sam Raimi, etc…), au delà de la musique particulière, a ses propres codes et sa propre symbolique. Ses référents sont donc illustrés par Dalton, on y reconnait bien entendu le sombrero, la carabine long-john et même Clint Easwood ! Des clichés qui font sens (voir La sémiologie de l’image, Roland Barthes)
The Spaghetti Western Inventory, achetez ici.
E3 is over. Et beaucoup se sont déjà empressés de tirer à boulet rouge sur Kinect, entre autres, alors que nous ne sommes simplement pas la cible, que nous ne sommes pas le public, et que les jeux de Fitness sont destinés à d’autres joueurs, les fameux casuals (ceux-ci fonctionnent très bien par ailleurs). Pour ma part, à l’annonce du “projet Natal” lors de l’E3 2009, je m’interrogeais sur le fait de jouer sans manettes en mains et de l’expérience de jeu qui en découle. Je n’ai pas changé d’avis, tant il me parait crucial de pouvoir jouer avec un pad (ou autres).
Nintendo a donc largement emporté la mise lors de cet E3. Sony a proposé, de son côté, une conf’ sérieuse mais certes sans surprises. L’industrie du jeu vidéo, on ne cesse de l’entendre, est en plein maturation et l’année qui arrive s’annonce excitante — les consoles sont à mi-chemin en terme de cycle de vie, deux gros constructeurs s’ouvrent à d’autres publics. L’offre est donc là (Move et Kinect), la grande question est de savoir si ce public cible, au centre de toutes les convoitises, est prêt à y répondre.
Et maintenant…? Personnellement, j’attends beaucoup de Portal 2 et de MGS Rising. Je vais surveiller de prêt l’évolution de ces jeux, et attendre avec impatience d’y poser mes mains. Et si nous nous attendions à de grosses surprises, de grosses annonces lors de cet E3, et si certains jeux ont bien manqué à l’appel (The Last Guardian, Batman: Arkham Asylum 2,…), le salon s’est cette fois concentré sur les nouvelles technologies : la 3D (Nintendo et sa 3DS en tête de gondole) et le(s) Motion Controls.
Le succès de ces technologies dépendra des jeux proposés, mais aussi du prix de ces dernières (que nous ne connaissons pas encore). Bref un E3 intéressant sans être passionnant et j’espère que nous aurons plus de réponses lors du TGS.

Avant toute chose, j’ai depuis quelques jours un Tumblr, ce qui m’occupe entre deux parties de Brütal Legend (jeu le plus sous-estimé de l’hiver dernier, si vous voulez mon avis) et la saison 4 de The Wire (géniale). Je passe aussi un peu de temps sur Fallout 3. L’ambiance est là, la map est énorme, les side-quest sont intelligentes et variées (ce qui me change de celles de Mass Effect) et la gestion des ombres est abominable. Beaucoup de sites s’évertuent à dire, encore aujourd’hui, que ces jeux (Mass Effect, Fallout 3, ou encore Oblivion) sont à posséder sur 360… Certes, leurs univers sont mâtures, leurs quêtes sont épiques, mais ces jeux fourmillent aussi de nombreux défauts qui atténuent grandement le plaisir que l’on peut ressentir en jouant. Et le temps n’arrange rien. Difficile de passer outre certains défauts majeurs, à mon sens. Les side-quests de Mass Effect sont, pour la plupart, répétitives, les séquences de shoot de Fallout 3 sont ingérables (sans parler de la vue externe), etc…
Le sujet de ce post est donc le regard critique que l’on porte à posteriori sur certains jeux dits de qualité. Prenons un exemple : j’entends ici et là que Modern Warfare 2 est nettement moins bon que le premier. Mais il fallait voir les critiques dithyrambiques (et les ventes) de Noël dernier, un blockbuster qui avons-le, n’avait pas forcément besoin d’un tel soutien (sans parler des petites polémiques) de la part de la presse video-ludique (écrite mais aussi Web). En d’autres mots, et pour être clair, ce qui m’emmerde, c’est qu’un jeu comme Brütal Legend ait été mis de coté au moment de sa sortie (Noël n’étant sans doute pas la période la plus adaptée pour ce genre de jeu… merci EA). Mais il y a une vision derrière ce jeu (certes non-dénué de défauts), celle d’un game designer génial, Tim Schafer, qui a toute de même pris un risque certain (financier, artistique, etc.) pour faire aboutir son projet. Brütal Legend a donc “flopé”, alors qu’il méritait un peu plus de compassion et d’intérêt. Alors oui, EA est derrière, mais pour moi, Brutal Legend fait toute de même parti de cette race de jeux qui auront toujours plus besoin de relais médiatiques que des soft comme Modern Warfare, qui se vendent par brouette entière, indépendamment de leur qualité intrinsèque.

Getaway from Convict Concerto
Pour finir, un blog, Animation Backgrounds, découvert récemment, qui collecte et isole les backdrops et décors de vieux cartoons, ce qui me rappelle les bons moments du dimanche soir devant Ça Cartoon.
Et enfin, le roman graphique génial, qui, pour le coup mérite ses louanges outre-atlantique, et qui devrait sortir en VF à la rentrée :
Iceland, Eyjafjallajökull - May 1st and 2nd, 2010 from Sean Stiegemeier on Vimeo.
© Sean Stiegemeier
in-perfidia.com
twitter.com/sstieg
Clip animé que l’on doit à Andreas Hykade. 7 minutes hypnotiques, sans doute très proches de l’effet de certaines drogues hallucinogènes (cool). A savourer en full screen, plusieurs fois.
Born Ruffians, nouvel album le 14 juin (Warp Records).
“Sole Brother” en téléchargement libre ici.
via.
Il semblerait que la garantie de mon retour dans la sphère professionnelle de l’édition (ou de la communication, voyons large, même si je ne percevais pas le fait que disposer d’un Master “Métiers du livre” entrouvrait les portes d’un monde très éloigné du fantasme que je me faisais de la figure de l’éditeur)(sphère où il est difficile de se faire une place, et d’y respirer) est liée à mon consentement formel de refaire un… stage. J’avais quelque peu oublié, lors de ses derniers mois avant renvoi, le fait que dans l’édition, comme dans bien d’autres secteurs dit “culturel”, au hasard le journalisme, le système repose sur une mécanique simple, où le cynisme, la démerde et le pragmatisme l’emportent sur l’apprentissage, le respect et la filiation: la jeunesse n’est qu’une variable d’ajustement à peu de frais. Et triste de dire que, actuellement, je n’ai pas de meilleurs opportunités de carrières.
400 euros. Par mois. Peut être se sentent-ils concernés, mal à l’idée de brader l’enthousiasme des jeunes diplômés, mais après tout, nous avons trainés cinq ans sur les bancs des amphis, nous ferait pas de mal de galérer encore quelques années en étant payés au rabais (ou pas du tout). Après tous, nous avons tous des parents heureux et suffisamment riches pour nous laisser travailler fulltime pour un loyer d’une chambre de bonne au fin fond du XIX arrondissement parisien. Mais eh, tant que nous apprenons tout en n’étant pas traiter comme de la merde, qui va se plaindre… C’est ça la vraie expérience. La réelle. Et qu’on vienne plus me dire de me “réveiller” (surtout que là, j’en dors plus vraiment).
Alors oui, merde, redevoir jouer à “bitchwork”, où il s’agit de “skiller” comme un pro, pardonnez mes anglicismes, sans le droit à l’erreur, parce que ton CDD de trois mois, tu peux te le mettre au cul le cas échéant, et pour que, dans une dizaine d’année, tu aies la possibilité à ton tour d’”employer” tes propres stagiaires, dociles, mais sans que, forcément, tu les rendes plus employables.
