Critique #2 : Borderlands
A la fois FPS et RPG, le jeu bâtard de Gearbox Software vous envoie directement sur Pandora, à la recherche de l’Arche, un mystérieux “truc” extraterrestre.
De l’arrivée à Fyrestone, un village désertique jusqu’à la découverte de la fameuse Arche, votre quotidien en tant que joueur sera simple : shoot et loot. Vous récupérez des boucliers plus ou moins puissants (l’effet Halo), montez de niveau, changez de classe, et amassez tout un tas de grenades et d’armes (Shotguns, Rocket-launchers, Revolvers, SMGs, etc…)
4 personnages, 4 classes : la brute (Burly), adepte du corps à corps, le soldat (Soldier), le plus complet, le chasseur (Hunter), si comme moi, votre hobby est de sniper à tout va et enfin, Siren aka parce qu’il faut bien un fille. Skills customizables, une centaine de missions (comptez une bonne trentaine d’heures de jeux) mais aussi un léger manque de variété.
Yes.
L’ambiance du jeu : Personnellement, un jeu se déroulant dans un univers post-apocalyptique “Mad Maxien” suffit à mon bonheur. Ajoutez un Concept Art convaincant, des paysages désertiques, des ennemis complètement timbrés au look improbable, des combats épiques contre des boss géants (surtout vers les derniers heures de jeu), et je suis aux anges.
Les armes : On peut dire que l’on a l’embarras du choix. Gros point fort du jeu : malgré les tonnes d’armes proposés, aucune ne se ressemble, toutes sont uniques, combinées avec des “elementals attacks” (feu, acide, électrique). Chaque classe d’armes propose quantité de variations pour la plupart assez pratiques. Certes, au final, vous aurez vos quatre-cinq joujoux préférés, mais c’est toujours sympatique de se dire que l’on a le choix.
Addictif : Même si les missions ne sont pas toujours intéressantes, vous vous surprenez à revenir sans cesse sur ce jeu. Avec 5 ou 6 missions en attente, la non-linéarité du jeu, avec toujours plus de cash à amassez, des armes à tester et de nouvelles zones de cartes à découvrir.
Le Second Souffle (Second Wind) : Lors que votre barre de vie est à zéro, vous devez tuer un ennemi avant de complètement sombrer. Si vous réussissez, votre barre de bouclier se régénère, et vous êtes de nouveau sur pied. Ce système plutôt jouissif est surtout une bonne idée articulée autour un gameplay tout de même assez classique.
No.
Boring ? Et oui parfois, dans Borderlands, on s’emmerde. Les paysages sont plus que monotones, les missions sont, par moment, sans intérêt (collecter 50 poissons, 24 bouteilles d’alcools, etc..), même si elles correspondent à l’esprit du jeu. On passe parfois plusieurs minutes à s’orienter, pour dénicher l’objectif (et ce, même lorsqu’on le peut se téléporter), la Map n’indiquant pas le secteur dans lequel vous devez aller pour finir la mission. Résultat, vous passez votre temps à parcourir en long et en large la carte. Surtout que la faune environnante ne brille pas par sa variété.
AI : Gros point noir : l’AI des ennemis, mais surtout des Boss. Parcours scripté, aucune couverture, … Il m’est même arrivé de cartonner un boss, juste en restant devant lui, ne bougeant plus. Bug ? Facilité ? Le dernier Boss est d’ailleurs juste une blague. 2 essais, et hop, fin du jeu.
Le gros manque de profondeur : Et là, je parle du scénario. Franchement, même si le gameplay est réjouissant, l’absence d’histoire, de personnages un minimum caractérisés est l’autre point noir du jeu. Même si certains PNG sont cools, (Scooter, par exemple), on sent bien que le jeu manque cruellement de profondeur, autre que celle de son univers et son design. Vraiment dommage.
Bref, disposant de très bonnes idées et de bonnes références (Mad Max, Starship Troopers, Fallout, etc…), d’un gameplay addictif, et d’un design rafraichissant, Borderlands reste un jeu majeur de 2009. Et faire du levelling, dans son environnement travaillé reste un des plaisirs majeurs ici.
Cependant, le jeu n’est pas exempt de défauts. Le côté je passe mon temps à aller d’un point A à un point B (et parfois en se perdant), et l’histoire relayée au second plan sont les deux points négatifs. Mais Borderlands reste suffisamment fun pour être recommandé.
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